Articulations périphériques, entorse et tendinite

On peut comparer nos articulations à un système mécanique simple : deux surface très lisses, les cartilages articulaires, glissent l'une sur l'autre grâce à un film d'huile, la fameuse synovie. Ce système mécanique peut perdre une partie de sa liberté par défaut de lubrification. L'articulation n'est pas bloquée mais perd une partie de sa mobilité, ne tend pas ou ne plie pas à fond, souvent avec la sensation que «  ça coince ». Il s'agit d'un grippage articulaire. Une articulation est mise en mouvement par des muscles, au moyen de tendons. Faire bouger une articulation grippée demande plus d'effort, ce qui surmène muscles et tendons. Il s'agit de la première cause des douleurs et contractures musculaires et des tendinites. Les cartilages souffrent aussi, provoquant douleurs articulaires, épanchements...Une articulation grippée perd ses capacités de mouvement rapide et donc d'adaptation, à l'origine d'instabilité, de cheville par exemple. Les causes de grippage sont multiples. En premier lieu, les traumatismes, qui vont provoquer l'expulsion d'une partie de la lubrification. Malgré une apparente récupération, une immobilisation, une rééducation prolongée, l'articulation reste sensible, limitée, instable...avec des contractures et douleurs musculaires. La prise en charge n'a pas de solution à proposer et la situation paraît définitive. Les mauvaises postures, professionnelles ou sportives, sont aussi une source fréquente de grippage articulaire. La méthode Pécunia propose un traitement spécifique, sans équivalent, du grippage articulaire, de toute articulation du corps. Le retour à la liberté articulaire est le préalable indispensable à la disparition des douleurs et limitations. Tendinite Un tendon est une corde fibreuse qui prolonge un muscle et va se fixer sur un os. Lorsque le muscle se contracte, il tire sur cette corde tendineuse et mobilise une articulation. S'il est soumis à des mouvements répétés, des sollicitations mécaniques prolongées, un tendon peut s'inflammer, devenir douloureux, c'est une tendinite. Lorsque l'on dit " vous avez une tendinite", on ne fait que décrire ce qui vous arrive, un tendon vous fait mal. On n'a pas fait le diagnostic de la cause de cette souffrance du tendon.La plupart du temps, la souffrance d'un tendon est secondaire à un trouble mécanique articulaire, au grippage d'une articulation. Ce grippage a deux conséquences. D'une part il va falloir exercer une force plus importante pour faire fonctionner une articulation grippée : cela soumet le tendon à des efforts excessifs et le fait souffrir. Si vous portez quelque chose de lourd, vous vous fatiguez davantage. Il en va de même pour un tendon. D'autre part les axes articulaires sont modifiés, les tendons ne sont pas dans leur position normale de fonctionnement ce qui les expose à des contraintes supplémentaires. Plus on va faire fonctionner ce système mécanique perturbé, plus le tendon va souffrir... Tant que la cause ne sera pas supprimée, que le système mécanique articulaire ne sera pas libéré, que les grippages articulaires ne seront pas levés, la tendinite persistera. Les tendinites sont donc une excellente indication du traitement de médecine mécanique. Dans certains cas la douleur ressentie au niveau d'un tendon est en fait le reflet d'un problème d'origine vertébrale. Un problème mécanique de la colonne, cervicale ou lombaire par exemple, peut perturber le fonctionnement d'un ou plusieurs nerfs. Chaque nerf est responsable du fonctionnement et de la sensibilité d'une partie du corps, y compris de muscles ou de tendons. Cette souffrance nerveuse va provoquer une douleur qui pourra être ressentie au niveau d'un ou plusieurs muscles, d'un ou plusieurs tendons, souvent beaucoup plus qu'au niveau de la colonne vertébrale. La palpation d'un tendon est douloureuse, la mise en tension des muscles également, mais l'origine de cette douleur est alors à distance. Il est donc indispensable de réaliser un examen  complet en cas de tendinite, l'origine de la douleur pouvant être à distance. Souvent cette recherche n'est pas faite, ce qui explique l'absence de résultat des traitements uniquement locaux. La guérison ne sera possible qu'après traitement mécanique de la cause, y compris  parfois la libération mécanique complète du rachis Tendinite de l'épaule La majeure partie des douleurs attribuées à une tendinite de l'épaule correspond en fait à une douleur d'origine cervicale strictement. La cause est très fréquemment posturale, par exemple un mauvais réglage de la posture face à un ordinateur. Le traitement des tendons n'aura alors pas grande efficacité. Même s'il y a de réelles lésions tendineuses, ce qu'il faut comprendre c'est que la souffrance tendineuse de l'épaule n'est en fait que la conséquence d'un problème mécanique plus large, incluant pratiquement constamment les cervicales. Les lésions des tendons, mises en évidence à l'échographie ou l'IRM, ne sont que la conséquence. Les traitements ne visant que les tendons ne permettent pas de supprimer l'origine des souffrances, d'où leur fréquente inefficacité. La méthode Pécunia traite ce type de lésions de façon totalement différente, associant habituellement manœuvre décompressive du rachis cervical et dégrippage articulaire de l'épaule. Elle permet une amélioration rapide, pratiquement constamment instantanée, observable directement et de façon évidente lors de la consultation elle même. Outre la récupération de la mobilité, la remise en fonction de tout le système mécanique crée les conditions indispensables à la récupération tendineuse. Ce concept très large de souffrance mécanique et la réalisation d'un traitement manuel réellement différent donne d'excellents résultats, y compris sur des lésions très installées et anciennes. Le même type de mécanisme est à l'origine de la tendinite de De Quervain, de la tendinite du coude, de l'épitrochléite ou de l'épicondylite, sur lesquelles la méthode Pécunia a d'excellents résultats. Tendinite de la hanche, tendinite du moyen fessier La douleur est ressentie sur le coté de la hanche. Elle est attribuée à tort à une tendinite du moyen fessier et correspond en fait pratiquement toujours aux conséquences d'un problème mécanique de la partie haute de la colonne lombaire. Cela est bien connu, décrit depuis longtemps sous le nom de « Syndrome De Maigne" ». La souffrance du tendon, souvent observée en échographie, n'est en fait que la conséquence. Un traitement d'étirements, d'onde de choc, d'infiltrations, ne ciblant que ce tendon, aura la plupart du temps une efficacité très limitée. Par contre, la libération mécanique du segment lombaire responsable permet une solution rapide. Tendinite d'Achille il s'agit d'une des tendinites les plus fréquentes. Elle peut être très douloureuse, très inflammatoire, avec un véritable nodule sur le tendon d'Achille. Comme toutes les tendinites, elle est le fruit d'une sur sollicitation qui peut être liée à l'utilisation excessive ou à un grippage articulaire de la cheville, du pied, ou du genou. Il s'agit fréquemment de grippages minimes, qu'on ne ressent pas vraiment et que seul un examen très soigneux mettra en évidence. La libération mécanique complète des différents articulations incriminées est alors indispensable pour permettre la récupération tendineuse. Il peut également y avoir une souffrance intriquée d'origine vertébrale lombaire et il sera donc nécessaire de réaliser un examen assez large. Encore une fois, un traitement ne s'occupant que de la conséquence, à savoir la souffrance tendineuse, mais pas de la cause, grippages articulaires et/ou souffrance d'origine vertébrale, sera souvent insuffisant. Entorse de cheville Une entorse correspond à une torsion de la cheville provoquant des lésions des ligaments latéraux. Seule une immobilisation, plus ou moins longue selon la gravité de l'entorse, permet leur cicatrisation Le traumatisme initial provoque aussi un grippage articulaire de la cheville qui lui ne sera pas levé par l'immobilisation, bien au contraire. Le dégrippage articulaire est donc une nécessité, à tout stade de l'entorse. Réalisé précocement, il permet une évolution beaucoup plus rapide de l'entorse avec une restitution d'un bon fonctionnement articulaire et la récupération nettement plus rapide de la mobilité. Il a également beaucoup d'intérêt sur des entorses cicatrisées voire très anciennes Fréquemment, malgré une bonne rééducation, une entorse de cheville ne récupère pas complètement, laissant l'articulation «  fragile », instable, limitant la reprise sportive ou perturbant les sensations. Seul le dégrippage articulaire permet de retrouver un fonctionnement normal de la cheville, avec de bonnes amplitudes, une bonne stabilité, un bon confort. Le traitement de libération mécanique, spécifique de la méthode Pécunia, permet une récupération rapide, avec des résultats souvent spectaculaires sur des entorses très anciennes.