Torticolis, maux de têtes ... une origine cervicale

Douleurs cervicales, torticolis, céphalées, migraines, maux de tête, vertiges, acouphènes, sensation d'instabilité, d’ébriété, d'être mal dans sa peau, troubles du sommeil, troubles de la déglutition, de la voix, nausées, douleurs de la face, douleurs sinusales, sensation de corps étranger dans l'oreille, névralgie cervico brachiale (NCB), douleurs, blocages ou même tendinite de l'épaule, tendinite du coude, syndrome carpien, sensation de perte de force d'une main, de lourdeur d'un membre supérieur, douleurs dorsales... Tous ces troubles, et j'en oublie sans doute, peuvent être d'origine cervicale. Le rachis cervical est un segment très mobile et fragile, comportant de nombreuses articulations pouvant facilement se gripper. Outre les douleurs ou sensations de blocage que cela provoque, les grippages des articulations du cou vont retentir sur les racines nerveuses cervicales avec de multiples conséquences. Ces grippages peuvent être dus à des traumatismes, «coup du lapin», chute, coup direct sur le crâne ... ou à de mauvaises postures , positions professionnelles (coiffeurs, dentistes, cuisiniers, musiciens...), utilisation d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un smartphone de façon prolongée, correction de copies, position du cou lors d'une intervention chirurgicale ou de soins dentaires...... Les conséquences peuvent être évidentes, avec douleurs et limitation voire blocage du cou ou beaucoup plus insidieuses. Après une phase initiale de blocage ou après un traumatisme, la plupart du temps, les choses semblent rentrer progressivement dans l'ordre; ne laissant que de minimes troubles auxquels on s'habitue. A l'inverse, on garde parfois une gène importante, persuadé qu'il s'agit d'une séquelle définitive. C'est d'ailleurs souvent ce que l'on entend dire. En fait, le traumatisme ou les mauvaises postures ont provoqué des grippages articulaires cervicaux, non visibles à la radiographie, mais qui perturbent la fonction. S'ils ne sont pas traités, ces grippages vont persister, résistant fréquemment aux traitements habituels, à la kinésithérapie. Inversement, il est rare que la médecine mécanique ne permette pas une restauration importante (souvent complète) et rapide de la liberté du cou. La partie haute du cou, la charnière cervico occipitale ( Atlas, Axis et crâne) est une zone complexe et fragile, facilement grippée. Certaines techniques manipulatives ( atlas thérapie) ne s'occupent d'ailleurs que de cette partie du cou. Les racines nerveuses de cette partie du cou, sont à destination de la tête et un grippage à ce niveau aura des conséquences céphaliques. Il peut s'agir : - De maux de tête , de tous types, de céphalées, ou de véritables migraines. Il y a de multiples exemples de patients étiquetés " migraineux" qui ont vu leurs douleurs très nettement diminuer ou même disparaître après libération mécanique cervicale. - De douleurs de la face, facilement attribuées à une sinusite, de douleurs dentaires, douleurs des mâchoires, d'une oreille, la sensation d'avoir quelque chose dans l'oreille... - De vertiges, sensations d'instabilité, un peu comme si on était « ivre », ou « sur un bateau », écœuré voire nauséeux. - De troubles moins faciles à définir, avec la sensation de ne pas être bien dans sa peau, d'être « à côté de ses pompes », de ne pas avoir le moral, des troubles du sommeil. - D'imprécisions dans l'utilisation de son corps, le fait de se cogner dans les objets, dans le chambranle des portes... - Parfois une mauvaise tolérance à l'alcool, un simple apéritif suffisant à provoquer une quasi gueule de bois le lendemain. - D' acouphènes, ces bruits ou bourdonnements ressentis dans une ou les deux oreilles, extrêmement invalidants et difficiles à supporter. Les racines nerveuses issues de la partie moyenne et basse du cou sont à destination des épaules, du dos, des membres supérieurs dont la souffrance mécanique pourra occasionner. – Des douleurs d'épaule, fréquemment qualifiées de tendinite de l'épaule. Des signes de tendinite de l'épaule, y compris à l'échographie ou l'I.R.M., sont souvent associés. Il ne s'agit que des conséquences de la souffrance musculaire liée aux contraintes des racines nerveuses cervicales. C'est ce qui explique la difficulté pour venir à bout de ces tendinites de l'épaule avec un traitement ne ciblant que les muscles et tendons. Tant que l'on n'aura pas résolu le problème cervical, que l'on ne traitera que la conséquence et non la cause, il n'y aura pas de solution durable. Inversement, le dégrippage mécanique du rachis cervical provoque une amélioration souvent instantanée et très importante. - Des sensations diffuses de fourmillements dans un bras ou une main, une difficulté à serrer, une perte de force, le lâchage d'objets ou même une névralgie cervico brachiale ( NCB). –Un syndrome carpien. - Des douleurs ressenties sur la partie haute du dos, volontiers au niveau d'une omoplate voire à la partie antérieure du thorax (provoquant fréquemment des consultations pour douleurs de la poitrine) . On voit donc qu'à partir d'un traumatisme cervical ancien, dont on n'a pas forcément l'impression d'avoir gardé des séquelles, ou bien du fait de postures faisant souffrir son rachis cervical, des grippages mécaniques peuvent s'installer et provoquer de nombreux troubles, allant bien au-delà des douleurs cervicales ou des limitations de la mobilité du cou. seule la remise en fonction mécanique complète du rachis cervical permettra la récupération. Maux de tête, migraines, céphalées : Tous les types de douleurs de la tête peuvent être dus à un grippage de la partie haute du rachis cervical. Les racines nerveuses de cette partie du cou, sont à destination de la tête. Un grippage à ce niveau aura des conséquences sur la mobilité du cou, parfois modestes, mais pourra surtout provoquer de multiples troubles ressenties dans les zones correspondant aux nerfs souffrant. La libération mécanique de la charnière haute du cou aura alors un effet très net sur les maux de tête. Il y a de multiples exemples de patients étiquetés " migraineux", et souvent traités depuis longtemps pour cela, qui ont vu leurs douleurs très nettement diminuer ou même disparaître après libération mécanique du rachis cervical. Il y a également le cas particulier du migraineux authentique voyant apparaître un autre type de mal de tête, qu'il différencie de ses migraines habituelles, et d'origine cervicale. Par le même mécanisme de souffrance des structures nerveuses, le grippage cervical peut être à l'origine de douleurs de la face, facilement attribuées à une sinusite, des douleurs dentaires, des douleurs des mâchoires, d'une oreille, de la sensation d'avoir quelque chose dans le conduit auditif... Vertiges, sensation d'ébriété, instabilité Les vertiges rotatoires ( l'impression d'être sur un manège, le monde tournant autour de soi), sont habituellement liés à un trouble de l'oreille interne. Les cervicales sont cependant fréquemment impliquées. Les vertiges « cervicaux » correspondent plus souvent à des sensations d'instabilité,d'ivresse, un peu comme si on était « sur un bateau », éventuellement associés à des imprécisions dans l'utilisation de son corps, le fait de se cogner dans les objets, dans le chambranle des portes...la sensation de ne pas être bien dans sa peau, d'être « à côté de ses pompes », de ne pas avoir le moral, des troubles du sommeil. Parfois une mauvaise tolérance à l'alcool, un simple apéritif suffisant à provoquer une quasi gueule de bois le lendemain. névralgie cervico brachiale ( NCB). Il s'agit de l'équivalent d'une sciatique dans le bras. Une racine nerveuse est comprimée dans le cou. Le mécanisme est comparable à celui d'une sonnette électrique. On appuie sur une racine nerveuse et la douleur irradie le long du fil électrique c'est-à-dire le nerf, dans le membre supérieur. –D'un syndrome carpien. Les douleurs et fourmillements ressentis dans le poignet et la main sont souvent liés à une souffrance mécanique d'une racine nerveuse dans le cou à laquelle peut se rajouter un élément mécanique au niveau du poignet. La libération mécanique du rachis cervical et du poignet évite fréquemment d'avoir recours à l'intervention chirurgicale.